Manifestation de joie des épouses de détenus pro-Gbagbo devant la MACA

Des parents, épouses et enfants de détenus de la crise postélectorale ivoirienne, membres de l'Association des familles et des femmes des détenus d'opinion de Côte d'Ivoire ( AFFDO-CI), ont manifesté mardi leur joie devant la Maison d'arrêt

 

Manifestation de joie des épouses de détenus pro-Gbagbo devant la MACA

Des parents, épouses et enfants de détenus de la crise postélectorale ivoirienne, membres de l'Association des familles et des femmes des détenus d'opinion de Côte d'Ivoire ( AFFDO-CI), ont manifesté mardi leur joie devant la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan ( MACA) après l'ordonnance du président ivoirien portant amnistie générale pour 800 personnes condamnées ou en détention dont l'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo, a appris APA sur place.

Chantant et dansant à l'unisson sous la conduite de la présidente de l'AFFDO-CI, Désirée Douaty, ces parents et épouses de détenus pro-Gbagbo, ont investi les encablures de la MACA, la plus grande prison du pays, où sont incarcérés la plupart des détenus de la crise postélectorale ivoirienne de 2010.

« Le gouvernement ivoirien vient de prouver que nos parents étaient innocents. Détenir des personnes pour des choses qui ne sont pas valables, c'est anormal», a estimé Mlle Douaty, dans une vidéo diffusée par son organisation sur la toile.

Poursuivant, Mlle Douaty qui est la fille d'Alphonse Douaty, un ancien ministre de Laurent Gbagbo, a appelé à la « solidarité des parents des prisonniers de la crise postélectorale ivoirienne pour continuer le combat afin que tous les détenus sortent».

« Nous sommes ici pour la bonne nouvelle. Alassane ( le président ivoirien) a enfin décidé de libérer nos maris. Il dit qu'il ne nous poursuit plus. Gloire à Dieu », ajoute dans le même enregistrement vidéo une autre membre de l'AFFDO-CI.

Lundi soir, dans une adresse à la nation, à la veille du 58è anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé avoir signé une ordonnance portant amnistie générale pour 800 personnes condamnées ou en détention dont l'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo, les anciens ministres de Laurent Gbagbo, Lida Moïse et Assoa Adou ainsi que le chef du protocole du président de l'Assemblée nationale, Souleymane Kamaraté Koné dit Soul To Soul.

LB/ls/APA