Procureur Adou Richard : « Personne en Côte d’Ivoire ne peut refuser de comparaître devant un juge »

 


Procureur Adou Richard : « Personne en Côte d’Ivoire ne peut refuser de comparaître devant un juge »

L’enquête ouverte par le juge d’instruction du 4ème Cabinet pour faire la lumière sur la fraude douanière survenue au Guichet unique automobile suit son cours.

Selon nos informations, des douaniers refuseraient des confrontations au motif qu’ils n’ont pas à être confrontés à des civils ou à des opérateurs économiques. D’autres personnes suivant le dossier estiment de leur côté les PV d’audition laissent ressortir qu’il n’est pas possible pour les agents du guichet unique de manipuler le système informatique de la douane. Ils ajoutent que les enquêtes préliminaires effectuées par la douane ont été bâclées, et réalisées en dehors des dispositions légales et réglementaires.

Interrogé sur ces informations recueillies , le procureur de la République, Adou Richard Christophe s’est voulu rassurant quant à la manifestation de la vérité dans cette fraude douanière portant sur l’immatriculation de plus 1000 véhicules importés, dont le préjudice pour l’État ivoirien se chiffrerait à 3 milliards de FCFA. « Ce dossier n’est plus dans la main du procureur de la République. Il a été confié à un juge d’instruction qui mène ses investigations actuellement. Je ne pense pas qu’en Côte d’Ivoire quelqu’un puisse refuser de comparaître devant un juge, encore moins refuser une confrontation.
Personne ne peut refuser de comparaitre devant un juge. Le juge a les moyens, aux termes de la Loi, de faire comparaître tout le monde. Je ne veux pas porter de jugement de valeur, mais c’est une fraude douanière à l’origine, et dans ce cas, c’est la douane qui commence d’abord ses investigations et ensuite elle saisit le procureur de la République.
C’est ce qui a été fait. Même s’il y a eu des erreurs, le juge d’instruction à qui le dossier a été confié, peut toujours les rattraper. Il en a la latitude. Rassurez-vous, toute la vérité sera sue dans cette affaire », a-t-il.

Olivier Dion - L'Intelligent d'Abidjan