Togo : accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants

Togo : accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants

Le gouvernement togolais et les syndicats d’enseignant ont conclu un accord visant à mettre fin à plusieurs semaines de grève, a appris APA dimanche de source sûre.

« Ce protocole d’accord vise à promouvoir la compréhension et la confiance mutuelles entre les acteurs du système éducatif et à favoriser les conditions propices en vue de la poursuite des efforts tendant à apporter de manière soutenue et durable des réponses adéquates aux défis et aux besoins du secteur de l’éducation », indiquent ses signataires dans un le préambule dont APA a obtenu une copie.

L’accord signé vendredi dernier prévoit, entre autres, l’adoption d’une démarche dite inclusive et participative d’une « approche globale pour la résolution efficiente et durable des problèmes et des défis du secteur éducatif », l’accroissement des ressources budgétaires allouées au système éducatif et la poursuite des efforts « visant à l’amélioration des primes des enseignants, tout en valorisant les critères de mérite et la récompense des performances et du rendement individuels et collectifs ».

Le texte préconise également l’accélération du processus d’adoption et de mise en œuvre du statut particulier des enseignants, un des points principaux de la plateforme des enseignants, et l’adoption d’un processus d’adoption de la loi portant orientation sur l’éducation nationale.

L’Etat s’est engagé à accroitre dans six mois sa subvention et l’intégration de l’indemnité forfaitaire des vingt mille (20.000) francs CFA aux soldes de base des enseignants bénéficiaires.

Cependant, ce protocole d’accord n’est pas accepté par la base syndicale de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET). En Assemblée générale samedi, les enseignants ont rejeté l’acte du bureau, estimant n’avoir pas été consulté avant la signature. « Le contenu de l’accord ne prend pas en compte ce que nous avions demandé », précisent les enseignants.

Ils réclament notamment une augmentation significative du taux des primes et indemnités qui, selon eux, « reste le seul gage susceptible de ramener le calme et la sérénité dans le système éducatif ».

NML/te/APA