Côte d’Ivoire: trois soldats radiés après des tirs dans un camp militaire (armée)

Trois soldats ont été radiés de l'armée ivoirienne au lendemain de troubles dans deux camps militaires à Abidjan et Korhogo (nord), où trois militaires ont été tués, a annoncé le chef d'état major général des armées dimanche.

"Suite aux événements survenus dans la nuit du 14 au 15 juillet, dans la commune d'Abobo (quartier populaire d'Abidjan) et dans la ville de Korhogo, les militaires dont les noms suivent sont radiés des effectifs des forces armées de Côte d'Ivoire à compter de ce jour 15 juillet 2017", a déclaré le général Sékou Touré dans un communiqué.

"Ce sont caporal Fanny Hamidou, caporal Konaté Yanoua, caporal Traoré Abdoulaye", poursuit le texte.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des soldats "ont cru devoir exprimer des récriminations en se servant de leurs armes dans la commune d'Abobo et dans la ville de Korhogo", avait annoncé le général Touré dans un communiqué samedi.

"Les Forces de défense et de sécurité sont immédiatement intervenues pour mettre fin à ces agissements", poursuivait le texte, précisant qu'il y a eu "trois morts, trois blessés et trois interpellés" à Korhogo, ainsi que trois personnes interpellées à Abobo.

"Les auteurs de tels agissements seront purement et simplement radiés des effectifs et mis à la disposition de la justice", avait déclaré le général Touré.

Selon une source proche de l'armée ivoirienne, les tirs de la nuit auraient été le fait de militaires mécontents.

Le calme était revenu dans les deux villes samedi matin.

En janvier puis en mai, la Côte d'Ivoire a connu des mutineries d'anciens rebelles intégrés dans l'armée et réclamant le paiement de primes promises.

Ils ont fini par obtenir de l'Etat 12 millions de francs CFA par tête (18.000 euros).

Environ 6.000 anciens rebelles "démobilisés", qui n'ont pas été intégrés à l'armée, ont eux aussi réclamé des primes, sans succès. Quatre d'entre eux avaient été tués en mai lors de l'intervention des forces de l'ordre pour disperser leur mouvement.

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011.
Le pays était coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le Nord et l'armée régulière qui avait la maîtrise du Sud.

Source: Agence France Presse


Récents articles


Il se raconte qu'un Ivoirien aurait assassiné son épouse aux États Unis, puis aurait fait partir le corps en Côte d'Ivoire dans des conditions douteuses (...) (09-9-2017)


"Je pense qu'en tant que son fils, j'ai une grande responsabilité face aux Ivoiriens. Je ne dois pas dire n'importe quoi, des mots qui jettent de l'huile sur le feu, car la situation est toujours instable. Il y a eu des milliers de morts, (...) (28-8-2017)


L'opposition togolaise, qui avait appelé la population à cesser toute activité économique en signe de protestation et de recueillement aux victimes des précédentes manifestations, s'est dit "très satisfaite" de voir la capitale très calme vendredi matin. (26-8-2017)


Un premier tour de ville entre 7h et 8h (locales et Gmt) nous a permis de constater que les bureaux de l'administration publique et les banques étaient ouverts mais très peu de monde dans les marchés et dans la circulation." (26-8-2017)


Le président guinéen, Alpha Condé, a limogé trois de ses ministres, a appris APA mercredi soir dans un décret lu par les médias d’Etat. D’abord, Mme Sanaba Kaba, ministre de l’Action Sociale depuis 2014, a cédé son fauteuil à Diaby Mariama Sylla (...) (24-8-2017)


Candidat aux prochaines présidentielles dans son pays, le Libéria, l'ex-footballeur, Georges Weah dit être préoccupé par la paix dans la sous-région. L'homme envisage même rencontrer les autorités de la Côte d'Ivoire avec qui son pays partage une longue frontière. (24-8-2017)


Dans un entretien qu’il a accordé à Fraternité Matin dans sa parution du 22 août, le président du Comité d’organisation du congrès, Adama Bictogo rassure sur l’unité du Rdr. « Qui vous a dit qu’il y a des pro-Soro ou anti Soro au sein du Rdr ? (23-8-2017)


J’en appelle donc au sens de responsabilités de tous les militants et sympathisants du FPI à nous asseoir autour d’une table pour aplanir nos divergences. Laurent Gbagbo nous a appris “Asseyons-nous et discutons” face à ses adversaires. (23-8-2017)

© 2017 Le Canal Nabonews | Ascap licensee | All Rights Reserved. Designed by {nabonews.com}.
Merci de soutenir NABONEWS